Nous sommes donc partis du parking avec deux équipes : Alexia avec son sherpa (Marie-Noëlle) et leur but d’atteindre le camp de base de la savane aux mulets et Laurent, Édouard et leur sherpa (Simon) avec rien de moins que le sommet comme objectif. Le sherpa était chargé d’apporter eau, vêtements chauds, collations et équipement de sécurité (incluant notre téléphone satellite, une couverture de survie, une lampe de poche, des pansements, du « duct tape », de l’EMLA…). Après un peu plus d’une heure de marche et d’ascension, nous avons donc atteint avec succès le camp de base où la forêt tropicale humide commence à être remplacée par une savane alpine et où il commence à venter pas mal (avec parfois des effluves d’émanations sulfureuses). Comme prévu l’équipe d’Alexia fit demi-tour et l’autre équipe commença l’ascension du sommet. Il faut quand même préciser que plusieurs personnes n’arrivent même pas à se rendre jusqu’à ce point. Alexia a réalisé cette montée sans rouspéter une seule seconde, ce qui est en soit, tout un exploit :-)
À partir de la savane à mulets, le sentier devient beaucoup plus difficile étant essentiellement une piste étroite faite de gros cailloux irréguliers et plus on monte, plus la piste devient difficile. En effet, celle-ci devient de plus en plus à pic et le vent en rafale augmente progressivement. De plus, on se retrouve la majorité du temps dans la brume car on est dans les nuages. Lors de l’ascension, on croise des failles vertigineuses qui se sont végétalisées et recouvertes de mousses orangées et vertes absolument magnifiques.
On a aussi découvert l’ananas de montagne qui ne produit pas de fruits mais une belle fleur. Vers environ les deux tiers de l’ascension, Édouard commença à montrer des signes de faiblesse et mentionna vouloir redescendre mais Laurent voulait continuer. Je suggérai donc une autre pause « eau et collation » avant d’en rediscuter. Cette petite pause restaura le courage d’Édouard et nous reprîmes donc notre ascension. À quelques centaines de mètres du sommet, le sentier devient très abrupt et aérien et le vent en rafales s’intensifie beaucoup si bien que je devais tenir les gars (pas très lourds) pour éviter qu’ils ne partent au vent. À ce moment Laurent a réalisé qu’il ne serait peut-être pas capable et m’a demandé de faire demi-tour. Nous sachant très près du sommet où il est annoncé un abri, je les poussai donc à continuer un peu plus haut et nous arrivâmes donc ainsi au sommet de la Soufrière à 1467 mètre d’altitude. Les gars étaient très fiers d’eux même et leur père encore plus!!! Petite déception : l’abri tant annoncé est en fait un abri construit en 1935, abandonné et totalement inutilisable. Mais cela valait bien la peine : le sommet est un monde irréel où un paysage lunaire alterne avec des parterres de belles petites fleurs. Lors des rares éclaircies, on peut admirer le dessus des nuages éclairés par le soleil des tropiques. Au sommet, nous avons aussi vu le gouffre Dupuy qui est un gouffre vertigineux duquel s’échappe des vapeurs sulfureuses desquelles nous nous sommes éloignés rapidement parce qu’elles brûlent vraiment les yeux et la gorge. Après une vingtaine de minutes dans ce monde inhospitalier où les rafales de vent doivent êtres autour de quarante nœuds (75 km/h), nous avons repris notre descente. Durant la descente, Laurent, tout fier de lui, s’amusait à dire aux grimpeurs que nous croisions, qu’il y avait un restaurant tout au sommet! On a bien rigolé car certains nous ont crus.
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| Laurent et Édouard au sommet de la Soufrière! |
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| Le gouffre Dupuy avec les vapeurs sulfureuses |
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| Édouard et Laurent (durant la descente et un peu fatigués) |
De retour au camp de base, Laurent voulait même entreprendre un nouveau sentier pour se rendre à la Citerne… Je décidai que c’était un peu trop de « détermination » et que nous allions redescendre vers le parking ce qui fut une sage décision car Édouard eu un moment de découragement en réalisant que nous avions encore une heure de marche pour atteindre le parking…
Durant toute cette expédition pendant laquelle nous avons croisé nombre d’adultes qui avaient abandonné et rebroussaient chemin dans ce sentier très difficile, les grimpeurs Laurent et Édouard ont été exemplaires, toujours prudents, respectant les consignes de leur sherpa et ont démontré un courage et une détermination hors du commun. Au départ, je ne pensais pas qu’ils y arriveraient et le sentier s’est avéré encore plus difficile que j’avais anticipé!!! En fait, avoir su la difficulté réelle, je n’aurais pas acquiescé aux supplications de Laurent. Au total, ils ont franchis près de 7 km incluant la visite du sommet en 6 heures de marche (sans arrêter de parler!!!) avec au plus une demi-heure de pause. BRAVO!!!
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| Édouard, Simon et Laurent à la fin de leur exploit |
Rendu en bas, ils ont même eu assez d’énergie pour expliquer toute leur ascension à Marie-Noëlle tout en marchant encore ½ mille pour se rendre à l’auto!
Félicitation les gars!
Voici un petit vidéo en haut de la Soufrière...
Félicitation les gars!
Voici un petit vidéo en haut de la Soufrière...






Bravo les alpinistes de volcans! Merci de nous avoir fair revivre les odeurs de soufre du volcan et l'aridité du sommet dans le brouillard. Vos photos des falaises de mousses d'où sortent de superbes fleurs sont tout à fait magnifiques.Y avait-il des petits pisse-vache dans les falaises de mousse?
RépondreSupprimerBravo encore à Laurent et Édouard et Alexia . Tant qu'au sherpas, vous êtes courageux.
Salut cher Fils et chère Fille
D'Estelle et du cher Pa
On reconnaît bien là ta détermination transmise à celle de tes fils Simon.
RépondreSupprimerBravo!
On est bien content de voir que tu réalise enfin ton rêve dont tu nous a tant parlé !
Chantal, Benoit Karine & David
xxx